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Congé proche aidant : durée, conditions et démarches en 2026
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Congé proche aidant : durée, conditions et démarches en 2026

Publié le
26 February 2026
Écrit par
Pierre-Antoine
4 min

En tant que proche aidant, vous accompagnez au quotidien votre parent, enfant, ami, en situation de handicap ou de perte d’autonomie. Ce rôle, souvent exigeant, demande du temps, de l’énergie et de la disponibilité. Pour vous permettre de soutenir votre proche sans renoncer à votre emploi, un congé spécifique a été créé : le congé de proche aidant. En quoi consiste-t-il exactement ? Comment est-il indemnisé ? Et comment en bénéficier ? Tour d’horizon de tout ce qu’il faut savoir sur le congé proche aidant en 2026.

L'essentiel à retenir
  • Le congé de proche aidant vous permet, pour une durée de 3 mois maximum, de réduire ou de cesser votre activité professionnelle pour vous occuper de votre proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie.
  • Pour en bénéficier, vous devez être salarié du secteur public ou privé et ne pas avoir déjà excédé une année de congé de proche aidant au cours de votre carrière.
  • Dans le cadre de ce congé, vous pouvez percevoir une allocation pour compenser en partie votre perte de salaire : l’allocation journalière du proche aidant.

 Le congé de proche aidant : qu’est-ce que c’est ?

Le congé proche aidant vous permet de réduire ou de cesser temporairement votre activité professionnelle pour vous occuper de votre proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie. 

Grâce au congé de proche aidant, vous conservez vos droits et bénéficiez, sous conditions, de l’allocation journalière du proche aidant (AJPA). 

Ce congé est limité dans le temps et vous est accordé sous certaines conditions.

Bon à savoir
Si vous êtes fonctionnaire ou agent contractuel, vous bénéficiez du congé de proche aidant dans des conditions proches de celles du privé, mais avec quelques spécificités :
- Possibilité de fractionner ou d’aménager votre congé plus librement.
- Maintien du droit à l’avancement de grade et à la retraite pendant la période d’absence.
- Dans certaines administrations, il existe des dispositifs d’aide financière complémentaires.

Quelle est la durée du congé de proche aidant ?

Les conditions de mise en œuvre du congé peuvent être fixées par la convention collective, le collectif d’entreprise ou un accord de branche étendu (accord conclu au niveau d’une branche professionnelle). 

En l’absence de ces dispositifs, vous pouvez prendre un congé de proche aidant pour une durée de 3 mois maximum, avec la possibilité de le fractionner par demi-journée et/ou de le renouveler (sans toutefois dépasser un an sur l’ensemble de votre carrière). 

Au cours du congé, vous conservez le bénéfice de l’ancienneté et des avantages acquis avant votre départ.

Quelles sont les conditions pour bénéficier du congé proche aidant ?

Pour pouvoir bénéficier du congé proche aidant, certaines conditions doivent être remplies.

Conditions requises pour vous Contextes dans lesquels votre proche en situation de handicap doit se trouver
  • Être salarié du secteur public ou privé, travailleur indépendant ou demandeur d’emploi indemnisé.
  • Ne pas avoir déjà excédé une année de congé de proche aidant au cours de votre carrière.
  • Vit en couple avec vous.
  • OU
  • Est votre ascendant, votre descendant, l'enfant dont vous assumez la charge (au sens des prestations familiales) ou votre collatéral jusqu'au 4e degré.
  • OU
  • Est l'ascendant, le descendant ou le collatéral jusqu'au 4e degré de la personne avec laquelle vous vivez en couple.
  • OU
  • Vit avec vous ou entretient avec vous des liens étroits et stables, et est accompagné régulièrement par vous à titre non professionnel.

À noter que la personne aidée doit nécessairement résider en France de façon stable et régulière.

Le congé de proche aidant est-il indemnisé ?

Durant votre congé, vous n’êtes pas rémunéré par votre employeur (sauf en cas de dispositions conventionnelles prévues à cet effet). Toutefois, vous pouvez, sous certaines conditions et si vous n’êtes pas salarié par votre proche aidé, percevoir une allocation pour compenser en partie cette perte de salaire : l’allocation journalière du proche aidant (AJPA).

Voici les informations importantes à connaître sur cette allocation.

L’allocation journalière du proche aidant est versée par les CAF ou les caisses de la MSA (mutualité sociale agricole) pour les personnes relevant du régime agricole.

Comment faire la demande de congé proche aidant ?

Pour pouvoir bénéficier d’un congé de proche aidant, vous devez envoyer une demande écrite à votre employeur, au moins un mois avant la date de départ en congé envisagée, hors situation d’urgence. Votre demande doit spécifier les éléments suivants :

  • Votre volonté de suspendre votre contrat de travail pour bénéficier du congé de proche aidant ;
  • La date de votre départ souhaité en congé ;
  • Éventuellement votre volonté de fractionner le congé ou de le transformer en temps partiel.

Si vous envisagez de prendre ce congé, informez-vous auprès de votre service RH, afin de connaître les démarches précises à effectuer.

Les documents à joindre à votre demande de congé proche aidant

Votre demande de congé de proche aidant doit être accompagnée des documents suivants :

  • Déclaration sur l'honneur soit de votre lien familial avec la personne aidée, soit de l'aide apportée à la personne avec laquelle vous résidez / entretenez des liens étroits et stables.
  • Déclaration sur l'honneur précisant que vous n’avez pas encore eu recours à ce congé, ou le cas échéant, pendant combien de temps.
  • Copie de la décision justifiant d'un taux d'incapacité permanente au moins égal à 80 % de votre proche.
  • Copie de la décision d'attribution de l'allocation personnalisée d'autonomie (Apa).
  • Copie de la décision d’attribution des prestations suivantes lorsque votre proche en bénéficie (source: service-public.gouv.fr/) :
    • Majoration d'une tierce personne (MTP) pour aide constante ;
    • Prestation complémentaire pour recours à tierce personne ;
    • Majoration spéciale pour assistance d’une tierce personne relevant de la CNRACL ;
    • Majoration attribuée aux fonctionnaires et aux magistrats invalides dans l’obligation d’avoir recours à l’assistance d’une tierce personne pour les actes ordinaires de la vie ;
    • Majoration pour tierce personne pour les militaires et victimes de guerre.

Autres congés pour les aidants

Le congé de proche aidant n’est pas le seul dispositif existant pour les personnes qui soutiennent un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie. Plusieurs autres congés ou aménagements permettent de concilier vie professionnelle et rôle d’aidant, selon votre situation et celle de votre proche.

Le congé de présence parentale

Si votre enfant à charge est atteint d’un handicap ou d’une pathologie nécessitant une présence soutenue et des soins contraignants, vous pouvez bénéficier d’un congé de présence parentale pour une période maximale de 310 jours ouvrés par enfant et par maladie, accident ou handicap. Durant cette période, vous ne percevez plus votre salaire, mais vous pouvez percevoir, sous conditions, l'allocation journalière de présence parentale (AJPP).

Le congé de solidarité familiale

Le congé de solidarité familiale vous permet, si vous êtes salarié, de vous absenter pour assister un proche en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable. En l'absence de dispositions conventionnelles, la durée de ce congé est de 3 mois, renouvelable une fois. Durant cette période, vous ne percevez plus votre salaire, mais vous pouvez percevoir, sous conditions, l'allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie (Ajap).

Le don de jours de repos 

Le don de jours de repos est un dispositif de solidarité entre collègues, encadré par la loi Mathys et étendu aux proches aidants, qui permet à un salarié aidant de s’absenter pour accompagner un proche en difficulté tout en continuant à percevoir sa rémunération.

Il consiste pour un salarié à faire don, de manière anonyme et sans contrepartie, de tout ou partie de ses jours de repos non pris (RTT, congés payés au-delà du 20ᵉ jour ouvré, jours de CET, jours conventionnels…) au profit d’un collègue aidant.

Vous pouvez bénéficier de ce dispositif si vous venez en aide, de manière régulière et à titre non professionnel, à un proche en situation de handicap, de perte d’autonomie ou de maladie grave nécessitant une présence indispensable, et après avoir épuisé vos propres jours de repos mobilisables.

Questions fréquentes

Est-il possible de mettre fin au congé proche aidant de manière anticipée ?

Vous pouvez mettre fin de manière anticipée à votre congé proche aidant dans les cas suivants : 

  • Votre proche aidé est décédé.
  • Il est admis dans un établissement spécialisé.
  • Vos ressources diminuent de manière conséquente.
  • Un service d'aide à domicile est mis en place pour assister votre proche.
  • Un autre membre de votre famille a pris un congé proche aidant.

Le congé proche aidant peut-il être refusé ?

Votre employeur ne peut pas vous refuser ce congé si les conditions nécessaires à son obtention sont remplies. En revanche, il peut ne pas donner son accord pour le fractionnement du congé, ou sa transformation en période d'activité à temps partiel.

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