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Comment préserver sa santé en tant qu'aidant ?
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Comment préserver sa santé en tant qu'aidant ?

Publié le
24 February 2026
Écrit par
Pierre-Antoine
4 min

Vous consacrez votre temps et votre énergie à prendre soin d'un ou de plusieurs proches au quotidien ? Ce rôle d'aidant familial, exigeant physiquement et moralement, peut mener à l'épuisement. Il est essentiel de se demander : comment prendre soin de sa propre santé lorsque l'on est aidant ? Quelles ressources et solutions sont disponibles pour vous soutenir?

L'essentiel à retenir

  • Un risque réel : en France, près d'un aidant sur deux déclare que son rôle a un impact direct sur sa propre santé, entraînant fatigue chronique, stress et isolement social.
  • Les signes d'alerte : l’épuisement (burn-out) de l'aidant se manifeste par une fatigue persistante (même après une nuit de sommeil), de l'irritabilité, des troubles du sommeil ou un sentiment de culpabilité.
  • Des solutions existent : des dispositifs comme le droit au répit (financé en partie par l'APA), le Congé de Proche Aidant (indemnisé par l'AJPA) et les Plateformes d'Accompagnement et de Répit (PFR) sont là pour vous aider à souffler.

Être aidant : un rôle essentiel qui peut peser sur la santé

Prendre soin quotidiennement d’un proche en perte d’autonomie en raison de sa maladie, d’un handicap ou d’un âge avancé demande un engagement personnel.  L'aide que vous apportez ne doit pas se faire au détriment de votre santé.  Si vous n'y prêtez pas attention, les répercussions peuvent se manifester à plusieurs niveaux : 

  • La santé physique : fatigue physique, douleurs liées à l’assistance répétée apportée au proche aidé, sommeil de moins bonne qualité, etc.
  • La santé mentale : stress, charge mentale augmentée, dépression, etc.
  • Les relations sociales : s'occuper d'un proche repose souvent sur un effort continu qui vous amène à diminuer vos sorties, vos loisirs et parfois le temps passé avec vos proches ou votre famille. Cela peut avoir des conséquences sur la qualité de votre vie sociale, entraînant isolement et tensions familiales.

Comment reconnaître les signes de surcharge ?

Il arrive souvent en tant qu’aidant de faire passer sa propre santé au second plan au regard de la situation de votre proche. Mais pour vous occuper de votre proche dans les meilleures conditions, il est aussi important de prendre soin de votre santé. Certains signaux doivent vous alerter et vous pousser à lever le pied :

Focus sur le syndrome de l’aidant

La fatigue chronique, l’épuisement et l’anxiété persistante sont souvent mis sur le compte de la vie quotidienne et de ses tracas. Vous vous dites que vous n’êtes pas seul dans cette situation et qu’à ce titre, il n’y a pas lieu de vous inquiéter ou même de vous plaindre. Pourtant, ce que vous vivez porte un nom : le syndrome de l’aidant. Un syndrome bien réel et reconnu par les autorités médicales.

Il se caractérise par les signes précisés plus haut et peut entraîner un sur-engagement chronique conduisant au burn-out. C’est pour cette raison que ces signaux doivent être bien identifiés pour faciliter la prise en charge de l’aidant et lui permettre d’avoir un suivi adapté.

Bon à savoir 
Pour vous aider dans l’évaluation et la prévention du risque d’épuisement, la fondation France Répit, met à disposition l’outil  "J'aide, je m'évalue" , un outil d'évaluation et de prévention du risque d'épuisement que vous pouvez remplir directement en ligne pour vous aider à prendre conscience du risque d’épuisement auquel vous pouvez être confrontés et qui vous permet également de trouver des pistes de solutions adaptées.

Source

Préserver sa santé : gestes simples et bons réflexes

Vous l’aurez compris, pour assurer votre rôle d’aidant, votre santé est primordiale. Certaines actions et habitudes peuvent être mises en place dans votre quotidien. Un appel mensuel à une plateforme d’écoute, envisager des solutions de relayage, se dégager un peu de temps pour soi sont autant de gestes que vous pouvez mettre en place.

Prendre soin de soi au quotidien

L’organisation est le maître-mot, mais ce n’est pas si simple à mettre en application au quotidien.

  • Prenez soin de votre sommeil en vous couchant le plus possible à heures fixes ;
  • Essayez de maintenir une activité physique qui vous fait du bien ;
  • Ne négligez pas votre suivi médical ;
  • Inscrivez-vous à des activités de loisirs. Même une heure par semaine, c’est déjà une bouffée d’air.

En parler : à qui et comment ?

Se sentir écouté peut parfois suffire à aller mieux. En France, il existe divers canaux d’écoute et d’entraide pour les aidants familiaux : 

  • Plateformes d'écoute pour parler à des écoutants bénévoles ainsi que des numéros verts dédiés aux proches aidants ; 
  • Associations locales ;
  • Groupes de parole.

Outre ces canaux, votre médecin traitant, un psychologue, une assistante sociale ou encore une plateforme d’accompagnement et de répit (PFR) peuvent être des oreilles attentives qui sauront vous aiguiller vers des solutions.

Répit, relais, soutien : préserver sa santé d’aidant

Lorsque la fatigue s’installe, prendre du répit n’est pas un luxe mais une nécessité pour préserver sa santé physique et mentale. Les dispositifs de soutien aux aidants ont justement pour objectif de prévenir l’épuisement et de maintenir l’équilibre de vie de l’aidant.

Se reposer pour prévenir l’épuisement

Les solutions de répit (relayage, baluchonnage, accueil temporaire ou séjours de répit) permettent à l’aidant de souffler réellement pendant quelques heures ou quelques jours.
Dans certains séjours de répit, des bilans de santé, ateliers bien-être ou accompagnements psychologiques peuvent être proposés afin d’aider l’aidant à prendre soin de lui tout en sécurisant l’accompagnement de son proche.

Les plateformes d’accompagnement et de répit (PFR) peuvent également orienter les aidants vers des solutions adaptées à leur situation et à leur niveau de fatigue.

Prendre soin de sa santé grâce à un accompagnement dédié

Au-delà du répit ponctuel, certains dispositifs sont spécifiquement conçus pour accompagner les aidants dans la durée. C’est notamment le cas des Ateliers Santé des Aidants, proposés par l’Association Française des Aidants.

Ces ateliers permettent aux aidants :

  • de réfléchir à l’impact de leur rôle sur leur santé physique, psychologique et sociale ;

  • d’échanger avec d’autres aidants ;

  • d’expérimenter des activités favorisant le bien-être (relaxation, activité physique, cuisine, etc.) ;

  • d’identifier des solutions concrètes pour préserver leur santé.

L’objectif est de permettre aux aidants de prendre un temps pour eux et prévenir l’épuisement, grâce à une démarche de prévention et d’éducation à la santé.

Zoom sur la santé des aidants de proches atteints d’Alzheimer

L’accompagnement d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut être particulièrement éprouvant sur le plan émotionnel et physique. Des structures spécialisées, comme les plateformes de répit ou les associations dédiées, proposent :

  • des groupes de parole pour rompre l’isolement,

  • un soutien psychologique,

  • des formations pour mieux comprendre la maladie,

  • des solutions de répit adaptées.

Ces dispositifs contribuent à préserver la santé mentale et l’équilibre de vie des aidants, tout en améliorant l’accompagnement de la personne malade.

Questions fréquentes

Quels sont les premiers signes de l'épuisement (burn-out) ?

Les premiers signes d'alerte ne sont pas toujours évidents. Soyez attentif à :

  • Une fatigue chronique qui ne disparaît pas, même après une nuit de sommeil.
  • De l'irritabilité, de l'impatience ou une colère inhabituelle envers votre proche ou votre entourage.
  • Des troubles du sommeil (difficultés à s'endormir, réveils nocturnes).
  • Un isolement social : vous n'avez plus le temps ni l'envie de voir vos amis ou de faire des activités.
  • Un sentiment de culpabilité ou d'être "submergé" par la situation.

C'est quoi le "droit au répit" et comment l'utiliser ?

Le droit au répit est inscrit dans la loi (loi ASV) pour les aidants de personnes bénéficiaires de l'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie). Si vous assurez une présence indispensable et que le plafond de l'APA de votre proche est atteint, vous pouvez bénéficier d'une aide supplémentaire (jusqu'à 583,52 € par an) pour financer une solution de répit (comme un accueil de jour ou un hébergement temporaire).

Où trouver un soutien psychologique gratuit en tant qu’aidant ?

Vous pouvez trouver une écoute gratuite et spécialisée auprès de :

  1. Votre médecin traitant, qui reste votre premier interlocuteur.
  2. Les Plateformes d'Accompagnement et de Répit (PFR), qui proposent souvent des consultations gratuites avec des psychologues.
  3. Des associations comme France Alzheimer ou France Parkinson, qui organisent des groupes de parole et du soutien.

Certaines lignes d'écoute nationales dédiées aux aidants ou aux jeunes aidants.

Qu'est-ce que le relayage ou baluchonnage ?

Le relayage aussi appelé baluchonnage est une forme de répit très complète. Ce service permet de faire appel à un professionnel qualifié qui vient s'installer à votre domicile 24h/24 pour vous remplacer totalement pendant plusieurs jours consécutifs (de 2 à 5 jours par exemple). Cela vous permet de partir en vacances ou de vous reposer en sachant que votre proche est entre de bonnes mains, dans son propre environnement.

Comment évaluer mon niveau de fatigue en tant qu’aidant ?

Une fatigue persistante, même après une nuit de repos, des difficultés de concentration ou une irritabilité inhabituelle peuvent être des signes d’épuisement liés au rôle d’aidant. Prendre le temps d’observer son sommeil, son niveau d’énergie au réveil et sa capacité à récupérer permet de mieux identifier un éventuel état de surcharge.

Comment savoir si mon rôle d’aidant affecte mon équilibre personnel ?

Le rôle d’aidant peut progressivement réduire le temps consacré à soi, aux loisirs et aux relations sociales. Un sentiment de culpabilité, d’impuissance ou d’isolement peut apparaître lorsque l’équilibre entre vie personnelle et aidance devient difficile à maintenir. Reconnaître ces signaux permet de prendre du recul et d’envisager des solutions de soutien ou de répit.

Quels signes physiques peuvent indiquer une surcharge liée à l’aidance ?

L’épuisement lié à l’aidance peut aussi se manifester physiquement, par exemple par des douleurs musculaires ou articulaires, des maux de tête fréquents, des troubles du sommeil ou une fatigue chronique. Lorsque ces symptômes s’installent dans la durée, il est recommandé d’en parler à un professionnel de santé afin d’éviter une aggravation de la situation.

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